Lettre Mensuelle d'AJF - mai 2026
Temps de lecture: 5 minutes.
💡 L’essentiel à retenir :
Un mois particulièrement mouvementé : les marchés ont alterné entre tensions marquées et rebonds rapides, au gré des évolutions du conflit au Moyen-Orient.
Le point central reste le pétrole : les tensions sur l’énergie ont fortement influencé les marchés, avec des effets visibles sur l’inflation, notamment en Europe.
Malgré tout, les marchés tiennent bon : ils ont une nouvelle fois montré leur capacité à rebondir rapidement dès que des signaux d’apaisement apparaissent.
📊 L’essentiel de l’actualité :
États-Unis
Aux États-Unis, le mois d’avril a clairement été rythmé par les développements autour du conflit au Moyen-Orient.
Après un début de mois sous tension, les marchés ont rapidement repris de la hauteur à mesure que des signaux de désescalade émergeaient. L’annonce d’une trêve entre les États-Unis et l’Iran a notamment été bien accueillie, soutenant les marchés actions et entraînant un repli des taux.
Le rebond a été rapide et surprenant par son ampleur : en quelques jours seulement, une grande partie de la baisse a été effacée.
Toutefois, la situation reste instable. Les prises de parole parfois contradictoires des deux camps entretiennent une certaine nervosité, et la volatilité pourrait faire son retour à court terme.
Europe :
En Europe, les répercussions du conflit se font davantage sentir sur l’économie réelle.
La hausse des prix de l’énergie pèse sur l’inflation, tandis que l’activité montre des signes de ralentissement, en particulier dans les économies les plus ouvertes au commerce international.
Les marchés européens ont suivi une trajectoire similaire à celle des États-Unis : une phase de stress en début de mois, puis un rebond porté par les espoirs d’apaisement. Rebond nettement moins important qu’aux Etats-Unis.
Mais derrière ce rebond, plusieurs fragilités demeurent. La dépendance énergétique reste un point sensible, tout comme le ralentissement de la demande. L’Europe apparaît donc toujours plus exposée que les autres régions du globe.
Chine et marchés émergents :
Du côté des marchés émergents, le tableau est plus nuancé.
La Chine continue de faire preuve d’une certaine solidité, avec une activité économique globalement bien orientée malgré le contexte international. Son niveau de réserves pétrolières constitue également un avantage non négligeable dans un environnement tendu.
Dans l’ensemble, les marchés émergents ont profité du rebond observé à la mi-avril.
Néanmoins, comme ailleurs, l’évolution reste très dépendante du contexte géopolitique et des prix de l’énergie. Pour de nombreux pays asiatiques, fortement dépendants des importations en provenance du Moyen-Orient, le sujet reste particulièrement sensible.
Focus : énergie et pétrole au cœur des marchés
Tout au long du mois, le pétrole a clairement été l’indicateur clé à surveiller.
En début de période, les tensions ont maintenu les prix à des niveaux élevés, autour de 100 à 110 dollars le baril, traduisant les inquiétudes sur l’approvisionnement mondial.
Cette hausse commence déjà à produire des effets, notamment en Europe, où elle alimente le retour de l’inflation.
Même si les prix ont reculé après l’annonce de la trêve, la situation reste fragile car les ajustements des flux énergétiques prennent du temps.
Ces derniers jours, les prix du pétrole sont repartis à la hausse, preuve que les tensions ne sont pas totalement écartées.
📈 Analyse des marchés
Après un mois d’avril marqué par des mouvements rapides, parfois déroutants, une question revient naturellement : comment réagir dans ce type d’environnement ?
Un point clé : distinguer le court terme du long terme
Les marchés ont une nouvelle fois montré leur capacité à évoluer très vite, dans un sens comme dans l’autre.
Une phase de stress peut être rapidement suivie d’un rebond, parfois en l’espace de quelques jours.
Cela rappelle une règle essentielle : les mouvements de court terme sont souvent dictés par l’actualité, mais les décisions d’investissement s’inscrivent dans une logique de long terme.
Des marchés qui restent résiliants
Malgré le contexte, plusieurs éléments restent encourageants :
-
l’économie mondiale conserve sa résilience
-
les marchés financiers font preuve d’une certaine rationalité
-
les phases de baisse sont rapidement suivies de reprises
Comme observé en avril, les investisseurs reviennent vite dès que le contexte semble s’améliorer, même légèrement.
Quelle attitude adopter ?
Dans ce contexte, il ne semble pas pertinent de revoir en profondeur les allocations.
Quelques principes simples peuvent aider à garder le cap :
-
rester investi pour capter les phases de rebond
-
accepter une part de volatilité à court terme, nécéssaire pour espérer obtenir des rendements dans la durée
-
éviter les décisions dictées par l’émotion
📈 Performances des marchés
Nous restons naturellement à votre disposition si vous souhaitez faire le point sur votre stratégie d’investissement.
Cordialement,
Jonah Pégoud, Associé Gérant et Responsable des Allocations chez AJF Gestion Privée
Disclaimer
Nous vous recommandons de consulter un professionnel agréé avant de prendre toute décision financière ou d’investissement, en tenant compte de votre situation personnelle, de vos objectifs et de votre tolérance au risque. L’éditeur décline toute responsabilité en cas d’utilisation des informations contenues dans cette newsletter sans conseil adapté.
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